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Info Patortho – Sources
en ligne dans la rubrique "Lu
dans la presse" de Patortho.com et du
Syndicat
National des Chirurgiens Orthopédistes sur www.sofcot.fr
Au sommaire du BOF
Bulletin des Orthopédistes Francophones
de juillet 2007 n° 59 , notamment :
ORTHORISQ – Organisme agréé
pour la Gestion des Risques en Chirurgie Orthopédique,
par la Haute Autorité de santé depuis le 3
janvier 2007 - Le risque médical en chirurgie orthopédique
- Risques opératoires et infections nosocomiales
- Prothèse totale de hanche et dépassements
d’honoraires - Un Concert Symphonique lors du Congrès
de la SOFCOT - HAS - Rapport d’évaluations
: Rapport d’évaluations
«Traitement arthroscopique de l’épicondylite
- Rapport des différentes méthodes d’analyses
de la posture, de la marche
et de la puissance musculaire - Actualité CCAM -
Orthopédie Traumatologie Sans Frontière .
Comptes-rendus de voyage d'étude à Londres
et en Afrique du Sud - Réunions scientifiques - Congrès
de l’EFORT 2008 à Nice - Annonces - 82ème
réunion annuelle de la SO.F.C.O.T. . . .
Pour en savoir plus, se reporter à la version
intégrale du BOF n° 59
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Comment comprendre le contexte actuel et
ses conséquences pour les patients ? Voici quelques
éclairages sur les questions d'actualité :
1) Les problèmes démographiques.
Chacun sait que la population vieillit et que la
demande de soins augmente avec l’âge (arthrose,
fractures ostéoporotiques).
La population des orthopédistes vieillit également.
La pénibilité et les difficultés
d’exercice du métier constituent quelques uns
des facteurs pour lequel les jeunes ne souhaitent plus s’orienter
aussi facilement dans cette filière.
Pour maintenir le renouvellement des orthopédistes
actuellement en exercice, il faudrait former 131 chirurgiens
orthopédistes par an, or, seuls 56 internes ont obtenu
cette année le DESC de chirurgie orthopédique
et traumatologique, soit seulement 40% de l’effectif
nécessaire.
Quel est le parcours de formation
d’un chirurgien orthopédiste
?
La formation chirurgicale est composée,
après l’obtention du baccalauréat, de
6 ans d'études médicales (avec le concours
de première année), de 5 ans d'internat en
Centre universitaire (après le concours de l'internat
qui est supprimé) qui permet l'obtention de la qualification.
Ceci est complété normalement par au minimum
2 ans de clinicat en temps qu'assistant-chef de clinique
dans les centres universitaires.
Au total, un chirurgien orthopédiste
débutant, ancien interne des hôpitaux et ancien
assistant-chef de clinique a été formé
pendant UN MINIMUM DE 13 ans.
2) Le problème des assurances
Le montant des primes de responsabilité
civile professionnelle « RCP » des professionnels
a très fortement augmenté, avec pour toute justification
des assureurs, une augmentation des "sinistres".
3) L’avenir de la chirurgie
orthopédique dans l’organisation
des services hospitaliers
Le plan Hôpital 2007, avec la création
des « pôles de compétence » à
la place des services, risque à terme de supprimer
la spécificité des services d’orthopédie.
Les conséquences en sont multiplies
: l’augmentation des infections nosocomiales du fait
de la cohabitation entre des malades de différentes
spécialités chirurgicales dans la même
unité, la perte de la spécificité du
personnel soignant, le remplacement des chefs de service par
des cadres de santé et l’isolement des patients.
4) Les orthopédistes souhaitent le
maintien et la défense du secteur
II avec la mise en place d’un secteur promotionnel pour
les chirurgiens n’ayant pas de secteur II.
Que sont les secteurs
1 et 2
?
Les conventions médicales nationales
organisent les rapports entre les médecins, les patients
et les régimes d’Assurance Maladie. Les médecins
libéraux qui signent une convention avec l'Assurance
Maladie, permettent à leurs patients d’être
remboursés à 70% des tarifs de base.
Les médecins libéraux conventionnés
exercent en secteur 1 ou en secteur 2.
Depuis 1990, les modes d’admission en secteur 2 sont
modifiés : seuls les anciens chefs de clinique et
anciens assistants peuvent s’y installer. Certains
médecins ont gardé un droit permanent à
dépassement (DP) une formule créée
en 1971 et supprimée en 1980.
Une minorité de médecins n'est pas conventionnée.
Pour les orthopédistes en secteur
1, la seule possibilité de couvrir leurs charges est
d’augmenter le volume d’activité ce qui
n'est pas extensible. Depuis 5 ans environ le nombre moyen
d'acte par chirurgien n'évolue plus.
Mais, appelés à des tâches
de plus en plus nombreuses, leur rythme de vie est devenu
insupportable avec plus de 70 heures de travail par
semaine.
En secteur 2, l’accroissement des charges
peut être compensé par une majoration des honoraires.
Seuls donc, les chirurgiens en secteur 2,
ayant accès au dépassement d’honoraire,
peuvent amortir la baisse de leur pouvoir d’achat, mais
avec pour limite la solvabilité des patients.
5) Concernant leur rémunération,
l'accord sur leur rémunération répond
au défaut d'augmentation de leurs honoraires qui n’ont
pas évolué depuis une quinzaine d’années.
L’évolution de leurs revenus
s’est surtout faite, au cours de ces dernières
années, par une augmentation des actes opératoires
– avec des risques de dérives d’actes injustifiés
- au détriment de leur qualité de vie mais en
évitant les files d'attentes.
La révision de la nomenclature
et la mise en route de la CCAM* en constituent les
moyens.
Parmi les lettres clés*, le K, Kc,
Z (actes chirurgicaux) n’ont pas augmenté depuis
40 ans alors que le C et le Cs (les consultations) ont été
multipliés par 10 pendant cette même période.
Les professionnels souhaitent que a chirurgie
soit revalorisée de manière sélective
indépendamment des autres spécialités.
En effet, certains critères tels que la pénibilité
et la responsabilité, n’ont pas été
suffisamment pris en compte dans la tarification des lettres
clés..
Exemple : Alors qu’une coloscopie est cotée
en K 100 pour un gastroentérologue, en cas de perforation
intestinale, l’acte du chirurgien est coté,
lui, en K50 avec un suivi de plusieurs jours. En cas de
complication, (péritonite), c’est le chirurgien
qui devient responsable.
Que sont les
lettres clés ?
Les lettres clés concernées
sont : D, DC, KA, KC, KCC, KE, KMO, PRA, SC, SCM, SPR, ORT,
PRO, TO, Z, ZN, ainsi que les plupart des K Ces
lettres clé correspondent aux actes techniques réalisés
par les médecins et les chirurgiens qu’ils
exercent à titre libéral, salarié ou
remplaçant.
Qu’est-ce que le
codage « CCAM »
?
La loi du 4 janvier 1993 (L. 161-29)
dispose : " En vue de permettre le remboursement aux
assurés sociaux des prestations et dans l'intérêt
de la santé publique, les professionnels et les
organismes ….communiquent aux organismes d'assurance
maladie concernés le numéro de code
des actes effectués, des prestations servies à
ces assurés sociaux ou à leurs ayants droit
et des pathologies diagnostiquées. ”
La CCAM, élaborée par
la CNAMTS et le ministère, en collaboration avec
les sociétés savantes, entrera vigueur au
1er octobre 2004. Elle concerne le secteur d’activité
libéral (en cabinet et en établissement privé)
et le secteur public (soins externes et praticiens ayant
une activité libérale à l’hôpital).
Ce nouveau référentiel
va remplacer les deux nomenclatures actuelles : la Nomenclature
Générale des Actes Professionnels (NGAP) en
secteur libéral et le Catalogue des Actes Médicaux
(CdAM) en secteur hospitalier qui vise à décrire
chaque acte afin de définir une base tarifaire de
rémunération.
Les orthopédistes ont également
d’autres revendications concernant :
1) Les chirurgiens souhaitent que soit identifiées
une enveloppe budgétaire et un forfait pour les
aides opératoires qui n’apparaît
plus dans la CCAM. L'aide opératoire est le plus souvent
maintenant un(e) IBODE (infirmier(e)
de bloc opératoire).
2) La prise en compte financière de
toutes leurs activités annexes et obligatoires telles
que la présidence des commissions médicales
d’établissement* (CME), la présidence
des comité de lutte contre l'infection nosocomiale
(CLIN), de toutes les vigilances, matériovigilance
* hémovigilance *, du Comité
de lutte contre la douleur *, etc…,
Qu’est-ce que la commission
médicale d'établissement (CME)
?
(article Art. L. 6144-1 du Code de la Santé
Publique - Partie législative)
Dans chaque établissement public
de santé, la commission médicale d'établissement
prépare avec le directeur le projet médical,
l’organisation des activités, la politique
qualité, la formation continue des praticiens la
politique d’investissement, etc…de l'établissement.
Qu’est-ce que le CLIN?
Le signalement des infections nosocomiales repose sur le
comité de lutte contre l'infection nosocomiale (CLIN),
dispositif mis en place dans les établissements de
santé et au niveau interrégional qui requiert
une évaluation spécialisée.
Qu’est ce que la
matériovigilance
?
La matériovigilance a pour
objet la surveillance des incidents pouvant survenir lors
de l'utilisation du matériel médical.
Qu’est-ce que l’hémovigilance
?
"On entend par hémovigilance
l'ensemble des procédures de surveillance organisées
depuis la collecte du sang et de ses composants jusqu'au
suivi des receveurs, en vue de recueillir et d'évaluer
les informations sur les effets inattendus ou indésirables
résultant de l'utilisation thérapeutique des
produits sanguins labiles et d'en prévenir l'apparition...
(Art. L.1221-13) du code de la santé publique.
Qu’est ce que le Comité
de lutte contre la douleur
?
La loi n°2002-303 du 4 mars 2002
relative aux droits des malades et à la qualité
dusystème de santé introduit l’article
L. 1110-5 du code de la santé publique réaffirmant
le caractère obligatoire de la prise en charge de
la douleur des patientsselon les termes suivants
: « Toute personne a le droit de recevoir
des soins visant à soulager sa douleur. Celle-cidoit
être en toute circonstance prévenue, évaluée,
prise en compte et traitée. »
L’article L. 1112-4 du code
de la santé publique précise que la prise
en charge de la douleur est une obligation pour
tous les établissements de santé, quel que
soit leur statut, public ou privé, et surtout
quelles que soient l'unité et la structure de soins
dans laquelle les patientssont accueillis ;
3) La prise en compte de la permanence des soins, par la mise
en place d’un forfait d’astreinte
dans les cliniques car celle-ci est également assurée
de façon bénévole par les praticiens
des établissements privés, le praticien de garde,
sans urgence, ne perçoit aucune rémunération.
4) La mise en place d’une enveloppe prévoyance
pour compenser l’éventuel arrêt d’activité,
les cotisations de retraite et autres pertes financières
des praticiens touchés par une contamination
virale.
Une réflexion est engagée au niveau du conseil
national de l’Ordre des médecins à la
demande du ministère de la santé et de la protection
sociale sur ce problème. Les praticiens contaminés
par une hépatite A, B, C, VIH et autres se verraient
contraints d’abandonner leurs métiers de chirurgiens.
Il est donc nécessaire qu’une assurance prévoyance
puisse compenser la perte d’activité.
5) Enfin, les orthopédistes ne souhaitent pas
la prise en compte dans la T2A, des dispositifs médicaux
implantables qui risque d’aboutir à
une perte d’indépendance des praticiens et à
une charge supplémentaire pour les établissements
qui se verraient facturer l’utilisation des ancillaires
avec atteinte de la liberté de prescription.
Que sont les ancillaires
?
Il s’agit de l'ensemble des instruments
spécifiques à un matériel ou une prothèse
qui en permettent la mise en place.
Qu’est-ce que la
T2A ?
Il existait jusqu’à aujourd’hui
deux systèmes de financement pour les structures
de soins la dotation globale qui concerne les hôpitaux
publics et les hôpitaux privés participant
au service public (PSPH) et, d'autre part, un système
de tarification à la journée et de forfait
lié aux actes réalisés, pour les cliniques
privées.
La tarification à l’activité
est un outil de financement commun aux établissements
de santé publics et privés, destiné
à remplacer le système de la dotation globale.
La T2A doit permettre de financer l’établissement
à partir de la valorisation de son activité
réelle, en s’appuyant sur l’échelle
nationale de tarifs par groupe homogène de séjour
(GHS).
Dans les établissements ou
les actes sont nombreux, les ancillaires peuvent faire l’objet
de négociations particulaires et constituer une référence
au détriment des établissements qui réalisent
des volumes plus faibles ou qui ne bénéficient
pas de possibilités de négociations aussi
favorables. S’il est intégré à
celui d’une prothèse de hanche par exemple,
alors le choix du modèle par le chirurgien risque
d’être limité par le coût global
de la prothèse et de ses « annexes »
pour l’établissement.
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